Ecrire,
C'est aussi ne pas parler,
C'est se taire
,
C'est hurler sans faire de bruit.

(M.Duras)

mercredi 27 mars 2013

 
 
 

Tris, rangements et *bilans*

 

 
Dernier passage sur ce blog....
Presque deux mois se sont écoulés !
 
Je ne comprends pas comment j'ai pu
 devenir aussi lente..
 
Nous partons Dimanche,
et serons absents
 pour les trois premières semaines d'Avril.
 
 
 
Nous serons dans cette région
...  ?
 
c'est alors que je constate
que je ne sais plus partir
sans bagages !
 
Enfin ,
avec peu de bagages !
 
Que se passe - t il ?
Faut-il prendre en compte,
en conte
le nombre des années ?
 
Partir sans appréhension de l'inconnu,
prête à découvrir du nouveau,
ravie de changer mes habitudes !
 
A ce jour, je dois constater
que prudemment, pleins de petits détails
 sont importants ,
si nous voulons
profiter au maximum de notre séjour.
 
Alors je n'oserai faire l'inventaire
 de ce que nous allons
soigneusement charger dans la voiture !
 
Mais ...nécessairement...
 
les chaussures pour marcher,
et celles pour se reposer...
sans oublier..
les livres préférés,
ni quelques couleurs pour mettre sur le papier,
ni ce qui aiderait
à supporter la pluie !
Non !
je ne parle pas de vêtements de pluie,
je pense à ce qui nous occuperait l'esprit..
 
ou , mieux, les doigts !!!
 
Et je sens que timidement, j'ajouterai..
quelques fils et aiguilles,
morceaux de tissus,
brins de laines et cotons..
Parfois, au retour,
 je constate que j'y ai peu touché! !
 
A propos, aurons nous de la pluie ?
profiterons nous des canards
 qui nichent
sur les bords de l'Ariège ?
 
Les châteaux Cathares
ne sont pas vraiment accueillants
pour les excursions humides ! ! !
 
Aurons nous de la neige ?
A moins que le soleil
d'un ¨Printemps qui sait se faire attendre,
vienne réchauffer nos vieux os ???
 
 
 
 
Ah ! j'oubliais, cette année, j'ai décidé de prendre l'ordinateur..
Peut-être je m'en servirai peu, mais j'ai pris l'habitude depuis quelques mois
de me servir de DVD, pour certaines de mes activités
 
A plus tard donc, et si vous voulez, via les blogs
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


samedi 2 février 2013

 
 

Cathelin...

 

Connaissez vous ce peintre drômois ?
Je l'ai découvert en arrivant  dans la région,
ou plutôt, j'ai découvert ses espaces colorés,
 ces moments de grandes chaleurs
qui nous offrent lavandes,
ocres de Provence
et collines bleues

Ce qui nous offrait des paysages comme celui-ci.
 
 
Jusqu'au jour où je suis allée visiter
 une exposition de ce monsieur
qui offrait au Drômois,
 de pouvoir admirer ce que jusqu'à présent,
 je n'avais pu,  moi,
voir que sur des affiches..
 
Aussi belles étaient celles-ci...
il me fallait aller voir ces tableaux " en vrai'!
 
 
Et.... Ô Surprise !
Je ne voyais pas aux murs
des peintures,
Mais
des tapisseries !!
 Le premier, paysage,
 ne m'a pas vraiment éblouie.
 
 
 

 Les deux suivants étaient tout à fait inattendus!
Paysage Japonais
deux femmes






Voyons de plus près...
ces Chrysanthèmes (relief donne par des points noués)
me laissent muette !
Envieuse!
Serai je capable d'obtenir un te résultat?





Plus loin des iris
 
 
 



mardi 22 janvier 2013

 

 

Un fils des fils

 et quelques petits morceaux de soi

 
 
 
 
 
 
 
Il en a fallu du temps
pour retrouver  énergie et désir de créer...
 
 
même sans utiliser de mots...
même en restant silencieuse...
je découvre une sorte de paralysie,
d'incapacité à oser dire,
 
Et puis un jour,
une amie passe ,
 regarde l'ouvrage en attente..
 
Plus rien n'est comme avant..
Alors ????
tout peut être différent
 
de petits mots tout simples, qui me poussent
 à sortir des coquillages!!!
 
Ce ne sont plus perles ou boutons qui viennent embellir ce crazy
Il aimait tant la mer..
 
 
C'était son refuge disait-il..
 
 
Peu à peu cet environnement s'installe sur cet ouvrage
 


 
 
 
J'aurai voulu retrouver les algues et leur odeur,
les oursins flamboyants...
 
 
Et je ne peux m'empêcher
de retrouver ses phrases écrites
sur son blog
la semaine précédant son départ...
 
 
**** Si Dieu le veut, celui qui gère les vents et les marées,
voudra-t-il m'aider, emmenant mon bateau au hasard,
vers une île oubliée
par quelques pirates d'antan,
une île où nous pourrions
vivre et mourir
d'une maladie que l'on ne connaîtrait pas,
et dont personne ne viendrait
nous parler
ni nous soigner****
 
 
 
 
 
 

 

samedi 29 décembre 2012

Histoire d'un  * Crazy* 

Un Fils des Fils et quelques petits morceaux de Soi 

 
 
Très vite, couleurs de tissus triées
 
croquis pour une organisation de celles-ci en diagonales
 
choix de l'emplacement de chaque  bloc,
au départ épinglés
 sur une plaque de polystirène
 
Afin de pouvoir emporter cet ouvrage
 partout où je serais susceptible d'aller,
pendant sa confection,
je me suis organisée, en montant ce top
en quatre morceaux,
chacun constitué de 16 blocs,
carré de quatre sur quatre bloc.
(beaucoup moins encombrant)
 
 
 
 
Et
aussitôt,
sans aucune idée préconçue
j'ai commencé à prendre
aiguilles et fils pour broder,
 ainsi que bouts de dentelles,
boutons et perles !
 

 
Mon premier carré
fut l'arbre, en haut à gauche,
un arbre un peu fragile, un peu branlant,
qui faisait tout son possible pour continuer à vivre....
 
 
 
 

Pourquoi ce choix ??
Je ne sais...
 
Et ainsi s'est poursuivi ce cheminement,
au jour le jour...
Il n'y avait aucune règle
 pour aller sur un carré ou un autre.
Très souvent, j'étalais
 la surface en cours d'embellissement,
j'en examinais l'avancée des broderies.
 
Parfois , inspirée par notre campagne,
 au retour d'une promenade,
heureuse de me trouver au milieu des arbres
Alors que le Printemps s'annonçait
 
l
Les amandiers en fleurs étaient si éblouissants,
que des branches naïves,
naissaient sous mes aiguilles
 
 
Il y a eu aussi, le miracle
de la renaissance des vieilles dentelles
 
 
 
 
Ainsi, peu à peu, les jours s'enchainaient,
les blocs prenaient vie,
les petits moments de notre quotidien
s'accrochaient entre eux, grâce
aux fils, boutons et perles
et en dépit de l'incertitude de nos lendemains...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
)

jeudi 27 décembre 2012

Histoire d'un Crazy  ( 2 )
 
Un jour...
 
C'était entre Noël et le Nouvel an,
 Nous venions de vivre quelques jours avec les enfants..
Des journées qui se voulaient douces,
certains avaient découvert
la nouvelle sur la santé de leur frère,
tous ceux qui étaient là
croyaient en son énergie et sa "force de vie",
nous nous sommes quittés, chacun se promettant
de vivre au maximum les mois à venir avec leur frère.
 
 
Tous partis,
la maison avait retrouvé une respiration paisible,
comme pour se donner l'énergie de tenir
 afin de pouvoir éventuellement
la partager , si nécessaire !
 
 
J'étais là,
fidèle,
 lourde,
voulant à tout prix,
vivre instant par instant
ce qui serait notre quotidien..
J'avais tout accepté,
je cherchais à tout comprendre de ce lendemain,
ignorant tout de cet avenir
mais prête à y adhérer, à le consentir..
et alors que, toujours ,
je refuse toute "bigotterie"
j'avais en moi, un mot qui me collait:
" FIAT "
 
Alors
j'ai senti que je devais trouver
quelque chose qui m'accompagne,
quelque chose qui me porte,
me supporte,
 me permette des moments d'évasion,
m'apporte plaisir et réconfort,
quelque chose que je verrai grandir,
 et qui pourrait témoigner
 par la suite,
 de ces moments singuliers,
pour les jours à venir !
 
Telle Pénélope , la Reine Mathilde,
ou nos grands mères ,
très jeunes veuves de la guerre de 1914,
qui brodaient ou faisaient danser leurs fuseaux
tout en fredonnant la chanson de Solveig..
Je me suis précipitée sur mes tissus,
fils à broder et carnets de croquis..
Et ce qui sommeillait dans ma tête depuis des années,
le projet si souvent caressé de faire
*Un Crazy*
est revenu
avec une telle violence
qu'il me semble
que je n'ai pas pu y résister.


En quelques jours, je me suis transformée en un espèce d'animal, déterminé et tenace, crayons, imprimantes, tout était là, sorti à ma disposition, oubliant horaires, entourage , et manifestations extérieures..
 
 
 
 
 
 
 

 
Très vite, près d'une cinquantaine de blocs étaient prêts à être dessinés sur tissus..
 
Puis...Le grand déballage a commencé
 


 
 
Début Janvier
Le premier quart était monté
 


Et déjà
j'envisageais de commencer l'embellissement
 
 
 
 
C'est alors que cet ouvrage
est devenu le compagnon
de chaque instant.. témoin
de chaque communication téléphonique,
m'aidant parfois  à retrouver
rythme respiratoire ou optimisme
Il  était l'écho de diagnostiques médicaux,
imprégné de joies et de craintes...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 


mardi 25 décembre 2012

 Histoire d'un Crazy ( 1 )

( **Un fils des fils et Quelques petits Morceaux de Soi** )
 
Je savais qu'il était très malade,
Bien sûr, il n'en parlait jamais
Tout allait bien !

Nous nous appelions souvent,
et au jour le jour,
je tentais d'être le plus proche possible de lui...
conversations affectueuses, qui se voulaient
être toniques, enjouées et confiantes en l'avenir !

Parfois, il était chez lui,
me donnant des nouvelles de ses bêtes,
parfois, c'était de la mer qu'il me parlait..
Il aimait par dessus tout être
à la pêche, et manger ses poissons..
D'autre fois c'était de l'hôpital,
qu'il me donnait des nouvelles,
tout en voulant être positif..

II n'y avait pas à s' inquiéter,
il était confiant
tout le monde le soignait avec compétence,
et lui expliquait clairement
les raisons de son traitement !

J'avoue avoir souvent douté,
non pas de la compétence,
 ni même de la gentillesse du personnel soignant,
mais de son état de santé ! ! ! !

Décembre 2010,
Un joli jour clair et ensoleillé de Décembre,
 cette phrase est tombée de sa bouche,
 Elle tintait,comme s'il l'avait conservée en lui
depuis de longues semaines !

Et sur ce ton dégagé qu'il prenait habituellement
pour plaisanter,
il annonça
"Il m'a été proposé de recevoir une greffe du foie"!
Sur le même ton détaché je me suis entendu répondre:
"Et alors ????"

Alors répondit il, J'ai accepté !

Puis, moins enjoué, d'une voix grave,
il a ajouté: Tu sais, ça passe ou ça casse
mais je n'ai pas vraiment le choix"


Je ne sais plus ce que nous
nous sommes dit ensuite!

Je me souviens d'une tête lourde
je me souviens que je voulais faire plein de choses,
je me souviens que je suis allée le soir à une réunion dans le village,
mais je ne sais plus si j'y ai vraiment participé..
Y avait il du monde ?
Qu'est ce qui s'y est passé ??

J'ai *flotté* ainsi, pendant plusieurs jours,
muette, et absente parmi les autres,
je sentais mon cœur battre,
et j'allais.....

Cet état
a duré
une petite semaine..
et un jour! ! ! !



                         (j'y reviendrai...)

























 


dimanche 19 août 2012

Remous



Douleurs !!

Ma douleur,
Tes douleurs....
"Mais pourquoi as tu toujours mal quelque part ???
Tu nous ennuies à geindre sans arrêt  " !!!
Paroles dites par mon entourage,
J'avais alors entre 5 et 7 ans !

Et effectivement,
Il y a toujours en moi
 quelque chose de douloureux (physiquement).
C'est imprévisible
ça ne lâche pas
La cheville m'oblige à boiter
Puis l'épaule se coince,
Alors c'est le genou qui refuse de me porter
Et la nuit, le nuque et le cou me réveillent..

Faut il en rire ?
Presque
Si ce n'est que vivre ainsi est difficile.

Cette douleur vagabonde prend le pouvoir sur mon esprit
Comment se concentrer ?
Comment oser  aller vers des amis ou la famille?

...Pourtant, je refuse de donner une place essentielle à cette douleur!
Elle, n'est pas *Ma douleur*
Elle ...c'est quelque chose complètement extérieur à moi,
je refuse d'en être victime ,
 tout en sachant (par expérience)
que plus je la combats, plus je tente de la refuser, plus elle s'installe..
A elle seule, elle est comme un flux d'énergie,
Exploitable ?
Utilisable ?

Depuis des mois déjà, j'ai constaté
qu'en arrêtant la prise de tout médicament
qu'en me mettant à l'oblique dans un fauteuil,
après avoir annulé tout Rendez-vous et toute activité,
Je suis alors en mesure  de la regarder,
peut être de lui donner forme et couleur,
 de la laisser *reposer*
puis, sans bruit,peu à peu disparaître de mon esprit

Derrière cette douleur,
il y a comme une présence consciente......

Facile à écrire  ! ! !

Avez-vous déjà jeté un gros pavé dans un étang ?
Une douleur chronique est comparable à ce pavé,
les ondes se répandent dans chaque coin de ma vie..

Impossible de m'enfuir!
Je me sens piégée!
Mais non !
Il me faut attendre le calme
après les remous